roland dahinden | composer – performer
Prize Musicora Selection August 2007

ROLAND DAHINDEN / HILDEGARD KLEEB
"Anthony Braxton (+ Duke Ellington)Concept Of Freedom"
Roland Dahinden, tb, Hildegard Kleeb, p,
Dimitris Polisoidis, viol, Robert Höldrich, electr.

(hatOLOGY 614 / Musicora)

unüberhörbar spitze

Der Zuger Posaunist/Komponist Roland Dahinden (*1962) studierte an verschiedenen Universitäten in den USA (Master of Arts, Doctor of Philosophy in Music), war Assistent von Alvin Lucier und Anthony Braxton und gehört zu den CH-Musikern, denen es ein Anliegen ist, nicht nur genreübergreifend zu schreiben und zu improvsieren, sondern auch interdisziplinär zu arbeiten (seine CD "silberen" mit dem Arditti Quartet wurde vom New Yorker Kulturjournal "The New Yorker" zu den "Top Classical Albums of the Year 2004" gewählt – vgl. JNM Nr. 2/2005, S.37). Der vorliegenden, spannenden, teilweise höchst dramatischen Musik von Dahinden, seiner Frau, der Pianistin Hildegard Kleeb und ihrer langjährigen Partner Polisoidis und Höldrich liegen Erfahrungen mit amerikanischer Musik, aber auch mit Auswirkungen der US-Administration zugrunde, die Idee, über die Musik das Zeitgeschehen zu reflektieren, im Bewusstein des laufenden Krieges der USA gegen den Irak. Grundlage sind notierte Linien von Braxtons Composition NO. 257, die er f¨r das Paar geschrieben hat, aber auch Komponenten anderer Braxton-Titel, sowie Impulse aus den "Freedom"-Parts No. 1, 4 & 6 von Ellingtons Sacred Concert No. 2 (rec. 2003).



2005 (enregistré en 2003) - textes en Anglais - 57:00 - hatOLOGY 614
Musicien essentiel de l’histoire du jazz et de la musique improvisée de ces quarante dernières années, Anthony Braxton est, par ailleurs, un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire de la musique tout court, mêmes si ses compositions sortent du canon classique de l’annotation musicale, à travers partitions graphiques et autres systèmes qui permettent de « prédéterminer la forme et la laisser pourtant ouverte. » Si ses œuvres (dont il reste l’interprète essentiel) ont déjà connu d’autres lectures que la sienne à ce jour (cf. les disques de Guillermo Gregorio et Art Lange, de Gino Robair ou de Kevin Norton entre autres), c’est la première fois, à notre connaissance, que des musiciens reconnus comme compositeurs et interprètes de Musique Contemporaine (Wolf, Cage) s’emparent d’une composition de Braxton et l’entraîne sur leur terrain musical - même si Gregorio et Lange, ce dernier auteur des très riches notes de pochette du disque, possèdent quelques lettres en ce domaine.
Le fait que Roland Dahinden, cheville ouvrière de Concept Of Freedom, collabore avec le compositeur depuis treize ans et a enregistré en sa compagnie au moins cinq disques, que Hildegard Kleeb, son épouse, est l’interprète du quadruple CD dédié à la musique pour piano de ce dernier (« Piano Music (Notated) 1968-88 », hat Art, épuisé) et, enfin, que la composition (« 257 » et qui appartient à la meilleur veine, la dernière, de la Ghost Trance Mudic) qu’ils interprètent ici leur est dédiée, ne change rien à l’affaire : le couple et ses deux complices, le violoniste Dimitri Polisoidis (avec lequel Dahinden et Kleeb forment un trio régulier depuis 1992) et l’électroacousticien Robert Höldrich, abordent la musique d’Anthony Braxton en proche parent de celles de Webern, Stockhausen, Ligeti ou autre Terry Riley (hé oui), parenté qu’accusent les timbres « classiques » des instruments acoustiques et que renforcent, de leurs côté, les sons électroniques.
Loin d’être trahie ou dénaturée, la musique ainsi créée s’impose avec une sorte d’évidence que vient souligner, de façon différente mais particulièrement heureuse, la richesse et la remarquable flexibilité de cette dernière. Dans la tradition instaurée par son auteur, les quatre complices la nourrissent de citations mélodiques empruntées à d’autres compositions du compositeur américain (les « 30 », « 31 », « 69 », « 90 », « 136 ») et, de façon plus surprenante, utilisent comme des d’interludes (ou des respirations) des passages de « Freedom n°1, 4 et 6 » extraits du « Sacred Concert n°2 » de Duke Ellington, initiative qui n’a sûrement pu qu’enchanter Braxton, lequel défend depuis toujours l’idée du continuum spatio-temporel de la musique afro-américaine. Quant aux moments librement improvisés, loin d’être les parents pauvres de cette aventure sonore, ils sont traités comme les cadences d’un concerto classique ou, mieux, les passages aléatoires chers à la Musique Contemporaine, exercices dans lesquels excelle tout particulièrement le piano d’Hildegard Kleeb, éblouissant de bout en bout, mais où sont loin d’être maladroit l’inventif violon de Dimitr Polisoidis i ainsi que le trombone (jouant volontiers dans les graves), de Roland Dahinden. Robert Höldrich, pour sa part, occupe une place plus conceptuelle au sein de ce petit ensemble qui le voit jouer de la répétition de certaines sonorités, déclencher des orages magnétiques, tisser de subtiles nappes sonores ou réutiliser, en le démultipliant, le son des instruments de ses partenaires (violon et trombone essentiellement), le tout avec une maîtrise souveraine et un goût d’une sûreté sans faille. Un grand disque à écouter impérativement et qui devrait intéresser au-delà du cercle des seuls amateurs de la musique d’Anthony Braxton.
Technique: 8 (belle prise de son spacieuse et bien définie) - Artistique: 10

Crescendo Magazine Musique Belge


…There are no lapses of focus on Concept of Freedom. The Quartet here is comprised of classical instrumentalists – pianist Hildegard Kleeb, trombonist Roland Dahinden, violinist Dimitrios Polisoidis and Rober Höldrich on electronics – who simply nail the parts and improvise with as much technical precision as passion. However, their real breakthrough in interpreting Braxton’s GTM is the incorporation of materials from Duke Ellington’s “Second Sacred Concert” into their bracing reading of “Composition No. 257”.
The results are kaleidoscopic. 4 stars, Bill Shoemaker, Downbeat, July 2005


Braxton-Ellington “Concept of Freedom”, Dahinden, Kleeb, Polisoidis et Höldrich: Visionnaire… un travail magistral.
Jean Buzelin, Jazzman France, Octobre 2005


Mr. Dahinden is a composer and performer who has worked with and played the music of Mr. Braxton in the past. His partner, classical pianist Hildegard Kleeb has also performed Braxton's music in the past, as well as Morton Feldman and Christian Wolff. Besides the fact that Duke Ellington & Anthony Braxton are both geniuses in their own ways, they are also wonderful composers, musicians and visionaries. Braxton's "Comp. No. 257" sounds like "Ghost Trance Music", but is played by a fine quartet without Mr. Braxton's guidance. This piece is done spaciously, without that unrelenting pulse. The notes are stretched out at times, giving this a more relaxed, thoughtful feeling with more space between the notes. It also has that modern classical vibe where each note is placed ever so carefully. In the third section, the haze of electronic and trombone drones begin to add a dark undercurrent as the chaotic piano soon takes a very "out" solo. Snippets of Duke Ellington's musical fragments are interspersed within ongoing framework Braxton's evolving work. It is seamlessly connected. The sound mass is often magical and mysterious and difficult to figure out, yet Huguette and I find it completely fascinating.
JAZZLOFT, 2005


Depuis sa formation en 1992, le trio constitué du tromboniste Roland Dahinden, d’Hildegard Kleeb (piano) et de Dimitris Polisoidis (violon), s’oblige à investir tout autant la musique contemporaine que le champ musical improvisé. Ayant plusieurs fois joué aux côtés d’Anthony Braxton, le trio se laisse aujourd’hui aller à ressentir librement le « Concept Of Freedom » du maître, auquel fait écho celui institué plus tôt par Duke Ellington.
Pour ce faire, un invité de passage, Robert Höldrich, chargé de programmations électroniques. Dès l’ouverture, il pose quelques rebonds artificiels sur les interventions ramassées du piano et du violon. Très vite, le contemporain investit le domaine du jazz, et, comme pour amortir le choc, les musiciens décident de s’entendre sur un mouvement lent.
Intelligemment distribués, les duos se succèdent. Le grincement discret du violon vient perturber la précision des notes de piano, qui s’entendent plus facilement avec le phrasé coulant du trombone. Et puis, la discorde, lorsque s’impose un fond sonore programmé, ruche agonisante dans laquelle, frénétiques, les legatos de Kleeb finissent par se rompre. Longues et sombres, les interventions de Dahinden trouvent un certain apaisement, avant d’être renvoyées à leurs harmoniques par un Robert Höldrich n’en pouvant plus de stratagèmes.
Le violon se verra destiner les siens propres, multiplié à souhait et affublé d’une réverbération proche de celle, caractéristique, d’Alexander Balanescu. Une fois l’espace rendu aux vents synthétiques, le piano osera une mélodie d’un lyrisme démuni, planté là sûrement pour tirer des larmes. L’usage de John Cage trouve ici un expédient de choix, et clôt joliment la parenthèse.
Terminée dans les brumes, la liberté faite concept, hantée par la présence des maîtres Braxton et Ellington, aura suivi un parcours changeant, et su tirer parti d’expériences menées en terres étrangères : d’électronique bruitiste et de musique contemporaine. L’ensemble oscille au gré des couleurs mises en place ; la liberté trouvée partout.

dMute, Chroniqué par Grisli
le 22/09/2005


Jazzvision
Estimados Jazzvisionarios:


Cuatro músicos de vanguardia, movidos por el concepto de "libertad", toman composiciones de Anthony Braxton y Duke Ellington y las interpretan desde una perspectiva muy personal, cuyo resultado podría ser considerado un trabajo electro-acústico de vanguardia con dejos de ruidismo.
A un trío de carácter acústico compuesto por la pianista de vanguardia Hildegard Kleeb, el trombonista Roland Dahinden, ambos suizos, y al violinista Dimitris Polisoidis, trío que viene trabajando junto desde el año 1992 en música contemporánea e improvisación, se le une el compositor y músico de electrónica Robert Höldrich para interpretar piezas musicales de Braxton y Ellington.
El programa incluye:
Comp. Nº 257 ( + 30,31,46,69, 90 & 136 ) by Anthony Braxton
Freedom Nº 1, 4 & 6 from the Sacred Concert Nº 2 by Duke Ellington

El siguiente registro fue publicado por el prestigioso sello Hatology y grabado en agosto del 2003.
Dos enfoques musicales, al parecer disímiles, encuentran su punto en común bajo el concepto de libertad: el Trío Dahinden-Kleeb-Polisoidis en esta nueva edición de jazz visión.
Que lo disfruten!
By Kike Hurtado


 

 

 

Yves Klein impressions


Stones impressions

Recall Pollock impressions


Flying White impressions


Silberen impressions

Concept of Freedom impressions

Naima impressions

borderline impressions